Green Tech : le nouvel incubateur des start-up écologiques

Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, ainsi qu’Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique ont annoncé début février plusieurs mesures pour valoriser le secteur des technologies vertes : outre la création d’un appel à projets dans 8 secteurs clés ou le lancement d’une série de Hackathons, c’est un incubateur, baptisé GreenTech, qui est ouvert aux start-up dont les projets innovants concourent à la transition écologique.

La volonté affichée est claire : lier numérique et transition énergétique, pour faire que le meilleur des deux mondes apporte de l’innovation.

Big Data pour idées neuves en matière d’écologie

En annonçant la création d’un incubateur, qui est voué à regrouper 50 projets, et l’accompagnement des innovations tournées vers les technologies vertes, Ségolène Royal et Emmanuel Macron veulent libérer le potentiel économique du secteur des CleanTech et GreenTech, ces start-ups qui nous aident à réduire notre impact environnemental. « En 2015, 79 opérations de financement ont été réalisées auprès d’entreprises du secteur des Cleantech par les professionnels du capital-investissement français, pour un montant total de 604 millions » peut-on lire dans le rapport sur « le financement des Cleantech par le capital-investissement français » édité par le Club Cleantech AFIC. Le secteur est dynamique, attire les investisseurs, et est toujours en mouvement. Le gouvernement ne reste pas distant et s’empare donc du sujet, avec l’envie de disposer de start-ups « maison ».

Comment libérer ce potentiel de la green technologie ? En facilitant l’ouverture des bases de données aux startups qui souhaitent travailler sur les technologies vertes. 10 millions de données, très riches, « tant par leur diversité que par leur qualité » sont promises. Ainsi, les projets qui seront accompagnés pourront accéder à des données climatiques, géographiques, énergétiques, mais aussi des informations liées à notre vie quotidienne, comme les chiffres de production d’énergie, de performance des bâtiments, etc.

Le financement possible via l’incubateur GreenTech

50 projets pourront être retenus par le jury, dont Ségolène Royal assure la présidence, accompagnée de personnalités de l’écologie et de l’économie numérique. 50 projets, des « jeunes pousses », qui bénéficieront d’un financement. Ce coup de pouce se décompose en deux temps. Un premier fond de pré-amorçage de 150 000 € maximum sera possible. Ensuite, dans un second temps, les projets jugés les plus prometteurs auront le droit à un second financement, plus conséquent : 500 000 €.

« Tout l’enjeu de cette « French » GreenTech est précisément de mettre le numérique au service de la grande transition de nos modèles productifs. Nous sommes au confluent de plusieurs éléments : des innovations technologiques, des innovations d’usage, l’apport des objets connectés, et les apports du Big Data. L’ouverture des données est essentielle pour nourrir l’innovation du secteur » confiait Emmanuel Macron lors de l’annonce de la création de l’incubateur.

Pour orienter les porteurs de projets, 14 défis, catégorisés dans huit secteurs clés, sont mis en avant comme prioritaires. Parmi ces défis, citons par exemple la « numérisation de l’éclairage public », la création d’une « application favorisant l’autoconsommation et l’effacement chez les particuliers » ou encore le développement d’un « répertoire numérique des compositions des produits en vue de faciliter leur réutilisation ou leur recyclage ».