Les leçons de Business d’Elon Musk

Elon Musk est plus qu’un simple entrepreneur. Aux yeux des startuppers installés dans la Silicon Valley, c’est une véritable rock star des affaires. Vous allez comprendre pourquoi.

« J’aime être engagé dans des affaires qui peuvent changer le monde ». Elon Musk ne connait pas la tempérance. Tout ce qu’il entreprend doit avoir un impact mondial. Sinon, cela ne l’intéresse pas. Il suffit de voir son CV : Paypal, Tesla, Space X. Chaque entreprise a un impact mondial. Focus sur un entrepreneur qui n’a pas fini de faire parler de lui.

« Je ne crée pas des entreprises pour le plaisir, mais pour que les objectifs soient atteints »

Elon Musk ne perd pas de temps. A 12 ans, il crée son premier jeu vidéo. A 17 ans, il émigre d’Afrique du Sud pour aller au Canada. Ce qui lui permettra d’atteindre plus facilement les Etats-Unis. Il finance ses études grâce à des bourses, mais décide d’arrêter sa thèse à Stanford pour cofonder sa première entreprise, Zip2.

Une décision qui s’est révélée être une bonne affaire. Quelques années après, la société est rachetée par la société Compaq pour 300 millions de dollars. Elon Musk est déjà millionnaire avant même d’avoir 30 ans. Mais, l’argent ne l’intéresse pas plus que ça.

« Je pouvais, soit observer, soit prendre part à cette révolution »

Tout de suite après la vente de l’entreprise, Elon Musk perçoit le potentiel d’internet en matière de paiement. Il fusionne deux entreprises à qui il donne le nom de… PayPal ! Le succès est immédiat. Désormais, Elon Musk passe pour un jeune entrepreneur de génie à qui tout réussit.

Mais, le paiement ne le passionne pas outre mesure. En 2002, il décide de revendre PayPal à Ebay pour la modique somme de 1,5 milliards de dollars. C’est à ce moment qu’il retourne à ses premiers amours : la mécanique et la physique.

En juin de la même année, l’entrepreneur naturalisé américain crée sa troisième société Space Exploration Technologies (SpaceX), spécialisée dans la confection de véhicules de lancement spatiaux. Son objectif est simple : réduire drastiquement le coût de lancement des engins spatiaux.

« Tout produit qui a besoin d’un manuel pour fonctionner est fichu »

En parallèle à cette activité, Elon Musk reprend l’activité de Tesla Motors, entreprise de confection de moteurs électriques. Avec la raréfaction du pétrole, il est persuadé que l’électrique est l’avenir des transports. Mais, pour faire passer ses idées, il faut d’abord convaincre la classe dirigeante, capable de créer une mode. C’est une des raisons pour laquelle, il se spécialise dans la confection de voitures de sport électriques.

Comme il le dit d’ailleurs en plaisantant : « Personne ne veut acheter une Honda Civic électrique à 60.000 $. En revanche, beaucoup de gens sont prêts à sortir 90.000 $ pour une voiture de sport électrique ». Difficile de dire le contraire.

« Ce n’est pas grave d’avoir tous ses œufs dans le même panier. L’important, c’est d’avoir le contrôle de ce qui se passe dans ce panier »

Mais le parcours de l’entrepreneur n’est pas un chemin pavé de roses. A force de vouloir être l’instigateur de nouvelles industries, on se trompe. Malgré un travail acharné et des progrès notables, SpaceX et Tesla Motors ont bien failli couler ces dernières années. Entre les lancements ratés, les voitures qui ne fonctionnent pas, Elon Musk n’arrive plus à faire illusion. Mais, pas question d’abandonner. SpaceX s’en sortit en signant avec la NASA, un contrat de ravitaillement de la station spatiale internationale. Et si Tesla Motors fut sauvé, c’est grâce à une aide providentielle en fin d’année 2008.

Dernier projet en date? En décembre 2015, il annonce la création du centre OpenAI sur l’intelligence artificielle.

Comme quoi, Elon Musk a raison : il ne faut jamais abandonner.