Les start-up partent à l’assaut de l’Intelligence Artificielle

L’Intelligence Artificielle (IA) est la prochaine rupture technologique majeure. Certains n’hésitent pas à dire qu’elle sera même le moteur de la prochaine grande révolution industrielle. Un business qui se structure et dans lequel de nombreux projets sont à mener, notamment avec des start-up très innovantes.

L’Intelligence Artificielle, un marché très prometteur

L’Intelligence Artificielle, c’est un concept déjà ancien, mais dont le marché connaît une véritable émergence depuis moins de cinq ans. En cause, l’émergence du Big Data, mais aussi toutes les nouvelles méthodes d’augmentation de la puissance de calcul et de stockage des équipements. L’hyper connectivité permise aujourd’hui libère le marché de l’Intelligence Artificielle qui devrait dépasser les 11 milliards de dollars en 2024 selon le cabinet d’analyse Tractica. Après les machines-outils lors de la révolution industrielle, voici que l’Intelligence Artificielle va révolutionner tous les domaines : développement des agents autonomes, supervision de certaines tâches par logiciel, conseil réalisé par des assistants virtuels… l’Intelligence Artificielle apporte une réponse opérationnelle à des problèmes clés. Et la révolution ne fait que commencer !

Avec certains acteurs clés déjà en place, le marché de l’Intelligence Artificielle semble être réservé uniquement à de grandes structures. C’est le cas par exemple du géant Google, de Facebook ou d’Amazon, mais aussi d’IBM ou de Microsoft qui investissent dans le secteur de l’Intelligence Artificielle en développant leurs propres projets, ou en rachetant des start-ups. La Corée du Sud a même annoncé plus tôt cette année un véritable plan Marshall de l’Intelligence Artificielle, structurant autour d’un centre de recherche qui associe fonds publics et privés des champions du secteur tels que Samsung Electronics, LG­Electronics, SK Telecom et Hyundai Motor.

Les start-up, la haute couture de l’Intelligence Artificielle ?

Il n’y a pas que les géants du web et de l’électronique qui s’intéressent au sujet de l’IA. Les start-ups foisonnent dans le domaine. Selon Venture Scanner, qui étudie les tendances émergentes et s’intéresse notamment au monde des start-ups, plus de 1000 entreprises dans le monde interviennent dans le domaine de l’Intelligence Artificielle. Une partie d’entre elles est basée aux États-Unis, mais la France n’a pas à rougir. Citons parmi les pépites françaises Snips (application d’intelligence contextuelle pour smartphone), Jam (application qui met en relation les étudiants, les associations et l’administration d’une école entre eux pour qu’ils s’échangent des bons plans), Gorgias (solution de help desk intelligent qui automatise les tâches pour diminuer le temps de réponse aux clients), ou encore Julie Desk (une assistance virtuelle pour les professionnels) et Regaind (service qui trie vos photos brutes pour vous permettre de les consulter de manière intelligente).

Quel est l’avantage de ces start-ups ? Elles œuvrent dans des domaines extrêmement variés, associant l’Intelligence Artificielle à la réalité virtuelle, l’électronique, la cyber sécurité ou encore la question de la gestion de l’énergie. « Les start-up, de leur côté, sont comme de grands couturiers. Elles se positionnent sur les segments de niche, par exemple pour la détection de fraudes dans les banques » confie Philippe Harel, responsable business intelligence au sein de l’entreprise de services du numérique (ESN) Umanis, dans les colonnes de l’Usine Digitale. Les start-ups, la haute couture de l’IA ? Des projets passionnants, à suivre, et qu’il est possible d’accompagner, notamment via le financement participatif.