Pourquoi faire appel à un business angel peut avoir du bon ?

Vous avez un projet de création d’entreprise et vous êtes à la recherche de financements. Emprunt, love money, capital personnel… Et si vous faisiez plutôt appel à un Business Angel ? Un Business Angel est une personne prête à investir une partie de son argent, de son temps et de ses compétences dans une start-up. D’un point de vue pratique, l’opération se fait par une entrée au capital. Vous allez donc vous associer avec un tiers plus expérimenté et celui-ci gagnera de son côté une part de vos bénéfices et un droit de regard sur votre gestion. Une bonne idée ? Oui, à méditer.

Ouvrir son capital à un Business Angel, une idée à creuser !

Vous l’aurez compris, ouvrir son capital à un Business Angel n’est pas une forme de financement anodine. Cela demande d’être prêt à s’associer et à gérer les termes de cette association. Il s’agit aussi d’une véritable opportunité de croissance et cela mérite réflexion.

Tout d’abord, ouvrir son capital à un Business Angel ne signifie pas lui donner toutes les clés de votre entreprise. Dans la mesure où le Business Angel aura un droit de regard sur votre activité, vous perdrez une part de votre liberté d’entrepreneur, c’est inévitable. Mais cela peut se faire selon vos propres termes, et vous restez libre de négocier l’attribution des parts et le pacte d’associés. Chacun des paramètres de cette association possède des avantages et des inconvénients qu’il convient de bien étudier. La transparence obligatoire permet, par exemple, de peser plus soigneusement ses décisions.

Le Business Angel est, par essence, un professionnel expérimenté qui aura à cœur la réussite de votre entreprise. Son avis et ses conseils peuvent se révéler précieux et ne doivent pas être perçus comme une simple ingérence dans vos affaires.

Comment se déroule concrètement le financement ?

Si vous êtes décidé à ouvrir votre capital et à trouver le Business Angel qui saura vous accompagner, encore faut-il que celui-ci soit intéressé par votre projet. Comme toute recherche de financement, cela commence par une présentation de dossier adaptée. Un Business Angel sera plus facilement séduit par votre entreprise si vous démontrez un vrai potentiel de croissance internationale. Si au contraire, vous reprenez un commerce à portée locale, mieux vaut chercher une autre source de financement.

Après le premier contact, vous passerez une série d’entretiens plus ou moins longs. Travaillez votre elevator pitch de 5 minutes autant que vos présentations détaillées ! Vous, et votre idée, devez inspirer confiance. Une croissance internationale repose sur un projet ambitieux. Un premier financement pourra donc vous apporter jusqu’à 100 000€. Comptez en moyenne un an entre les premières démarches et le versement effectif des fonds.

Concrètement, votre financement se fera ensuite par levées de fonds successives. Le premier Business Angel que vous contacterez avec succès se chargera de financer votre « phase d’amorçage » et vous lancera sur le marché. Si votre projet fonctionne comme prévu, vous aurez ensuite besoin d’autres levées de fonds qui impliqueront de nouveaux partenaires et se chiffreront dans les centaines de milliers d’euros. Ce sont les fameux « tours de table ».

Quel que soit votre projet, le Business Angel n’a pas pour objectif de s’investir sur le long terme. Ce qui l’intéresse est de lancer de nouveaux projets pour les voir se réaliser dans les 3 à 5 ans à venir. Passé ce délai, il cherchera à sortir du capital et donc à revendre sa participation. Cela pourra se faire par le rachat de l’entreprise par un industriel, une introduction en bourse ou encore le rachat de l’entreprise par un fonds d’investissement… Une liberté « retrouvée » parfois compliquée à gérer, tant le Business Angel est devenu au fil des années bien plus qu’un financer, mais un vrai partenaire.

Vous recherchez des moyens de financer votre activité ? N’hésitez pas à consulter nos articles « 3 financements publics que les porteurs de projet ne connaissent pas » et « Quels sont les financements participatifs à disposition des entrepreneurs ? »28