Financements participatifs pour entrepreneurs : Options à considérer
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Quels sont les financements participatifs à disposition des entrepreneurs ?

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27 janv. 2020 (mis à jour le 29 janv. 2024)Temps de lecture : 4 min

Les entreprises ont du mal à se financer via un système bancaire. D’autres moyens de financements que l’on qualifie « d’alternatifs » existent. Focus.

Quels sont les financements participatifs à disposition des entrepreneurs ?
27 janv. 2020 (mis à jour le 29 janv. 2024)Temps de lecture : 4 min
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📌 Ce qu'il faut retenir :
  • Le financement par la « foule » (Crowdfunding) : Ce mode de financement permet de récolter des fonds auprès d’un large public, généralement via des plateformes internet, pour lancer ou développer un projet sans passer uniquement par les banques.

  • Trois grandes familles de financement participatif :

    Le don (Crowdgifting) : Avec ou sans contrepartie (ex: un exemplaire du produit). Idéal pour tester un concept et créer une communauté.
    Le prêt (Crowdlending) : Prêt avec ou sans intérêt. Très utile pour financer du besoin en fonds de roulement (BFR) ou des actifs immatériels que les banques financent peu.
    L’investissement en capital (Crowdequity) : Les particuliers deviennent actionnaires de l’entreprise. Adapté aux projets à fort potentiel de croissance.

  • Un outil de communication puissant : Au-delà de l’argent, une campagne réussie sert de preuve de concept (POC). Elle démontre aux banquiers et investisseurs classiques qu’il existe un réel marché et un intérêt du public.

  • La préparation est la clé : Une campagne ne « s’auto-finance » pas. Elle demande une préparation intense (vidéo, marketing, réseaux sociaux) et une animation constante pendant toute la durée de la collecte (souvent 30 à 45 jours).

Les entreprises ont beaucoup de mal à se financer via un système bancaire. Heureusement, il existe des moyens de financements alternatifs.

« Nous n’allons pas pouvoir répondre à votre demande de financement ». Malgré tous les efforts consentis depuis la crise de 2008, les banquiers répondent à peu près toujours la même chose aux entrepreneurs. Certes, il faut nuancer ce propos. La taille de l’entreprise et le secteur d’activité comptent beaucoup dans le choix final de l’établissement bancaire. Mais, le constat reste : les entrepreneurs ne trouvent pas assez de financement.

Peu à peu d’autres moyens se sont mis en place. Ces financements que l’on qualifie « d’alternatifs » concernent plus souvent les entreprises expertes sur ces sujets. En clair, les porteurs de projets devront attendre.

Voici les financements alternatifs à la disposition des entreprises françaises.

Les placements privés

Les entreprises peuvent lever des fonds sans avoir à s’introduire en bourse. Elles font appel à des compagnies d’assurance, des banques, des fonds d’investissement spécialisés, etc. Pour simplifier l’opération, l’entreprise peut cependant limiter le nombre d’investisseurs. Ce qui lui permet d’échapper au contrôle des autorités de marché et aux obligations de diffusion d’informations.

L’offre au public ou IBO (Initial Bond Offering)

La PME ou l’ETI fait appel à un large public pour un placement de titres de créances et d’obligation. ON appelle cela ORB à Londres, des BondM en Allemagne et des « mini bonds » en Italie.

L’offre au public s’adresse principalement aux investisseurs individuels. Pour le moment, ce moyen de financement alternatif ne semble pas avoir suscité d’enthousiasme débordant.

Le marché obligataire du High Yield (Haut rendement en français)

Ce marché accueille, pour l’essentiel, des PME et ETI ambitieuses en termes de financement. Elles cherchent au minimum 100 millions d’euros et ont en général l’expérience des marchés.
Les entreprises empruntent sous forme d’obligations à 5, 7 ou 10 ans. La rémunération de ces titres est très élevée. Attention alors aux effets de spéculation.

Les émissions mutualisées ou groupés

Ici des PME s’assemblent pour émettre sur le marché boursier. Réunies, elles obtiennent des conditions qu’elles n’auraient jamais obtenues en temps normal. On appelle cela les levées de fonds du GIAC ou de Micado. Une solution raisonnable à celle qui cherche de nouveaux moyens de se financer.

Mais réunir des entreprises n’est jamais simple. C’est la raison pour laquelle une levée de fonds GIAC fait toujours un peu peur.

La titrisation de prêt aux PME

La titrisation est un produit dérivé de crédit. Ici, le CLO (Collateralized Loan Obligation) est un prêt qu’une banque accorde aux PME et ETI. Sauf que, derrière ce prêt, l’établissement financier peut titriser cette dette et la revendre sur les marchés. Ce qui lui permet ensuite de financer d’autres entreprises ou activités.

En clair, mieux vaut être un expert en la matière avant de se lancer dans ce type de financement.

Les fonds NOVO

Plusieurs investisseurs institutionnels se sont réunis pour créer le fonds NOVO. C’est le premier fonds d’envergure pour financer des PME et ETI par le biais de prêts obligataires.

Les montants d’investissements s’élèvent pour le moment aux alentours de 30 millions d’euros. Mais encore trop peu d’entreprises ont pu bénéficier de cette manne. Les conditions d’attributions gérées par les sociétés d’assurance sont strictes.

Le financement participatif

Kickstarter, Ullule, MyMajorComany, KissKissBankBank , toutes ces plateformes de financements participatifs se sont démocratisés au fil des années. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises en début de lancement passent par ce moyen pour se financer.

On demande des fonds par ces plateformes avant même d’être allé voir un business angel. Même si de l’extérieur, l’expérience semble sympathique, c’est un métier à plein temps.

Le financement est toujours quelque chose de sérieux.

 

Ça Compte Pour Moi vous aide à trouver les financement adéquat !

FAQ - Questions fréquentes sur Trouver une aide à la création

  • Quelle plateforme choisir pour mon projet ?

    • Tout dépend de votre activité. KissKissBankBank ou Ulule sont leaders sur le don avec contrepartie (projets créatifs/artisanaux). Lendix (October) est spécialisé dans le prêt aux PME, tandis que Sowefund ou WiSEED se concentrent sur l’entrée au capital.

  • Quel est le coût réel d’une campagne ?

    • Les plateformes prélèvent généralement une commission de 5 % à 8 % sur les fonds récoltés. À cela s’ajoutent les frais de fabrication des contreparties et les frais de communication (publicité, vidéo).

  • La règle du « Tout ou rien », c’est quoi ?

    • Sur la plupart des plateformes de don, si vous n’atteignez pas 100 % de votre objectif à la date butoir, les contributeurs sont remboursés et vous ne percevez rien. Il est donc crucial de fixer un objectif réaliste.

  • Fiscalement, comment sont traités les fonds reçus ?

    • Pour une entreprise, les dons reçus sont considérés comme du chiffre d’affaires et sont donc soumis à l’impôt (IS ou IR) et parfois à la TVA si une contrepartie commerciale est envoyée. Pour le capital, cela augmente les fonds propres.

  • Le crowdfunding dispense-t-il d’un prêt bancaire ?

    • Souvent, il vient en complément. Un franc succès en crowdfunding facilite énormément l’obtention d’un prêt bancaire complémentaire, car la banque y voit une réduction du risque commercial.

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