Comment gérer une entreprise quand on est enceinte ?
Vous attendez un « heureux événement » ? Mais quand on dirige une entreprise, il n’est pas toujours simple d’arriver à tout concilier. Découvrez nos conseils.
Vous attendez un « heureux événement » ? Mais quand on dirige une entreprise, il n’est pas toujours simple d’arriver à tout concilier. Découvrez nos conseils.
Anticiper pour déléguer : La clé d’une gestion sereine est l’anticipation. Dès le début de la grossesse, il est conseillé de dresser une liste des tâches critiques et d’identifier qui peut les reprendre (salariés, prestataires, associés) pour éviter toute rupture d’activité pendant le congé.
Le droit au repos (Indemnités journalières) : Les chefs d’entreprise (TNS ou assimilées-salariées) ont droit à des indemnités journalières de maternité, sous réserve d’interrompre leur activité pendant au moins 8 semaines (dont 2 avant l’accouchement).
L’allocation forfaitaire de repos maternel : En plus des indemnités journalières, une allocation forfaitaire est versée en deux fois (au début du congé et à la fin du premier mois) pour compenser la baisse d’activité.
L’aide au remplacement : Pour certaines professions (notamment artisanales ou agricoles), il existe des dispositifs de prise en charge du coût d’un remplaçant via des services de remplacement ou des aides de la CAF/Région.
Adapter son organisation : Le télétravail, l’aménagement des horaires et la priorité donnée aux tâches à forte valeur ajoutée permettent de ménager sa santé tout en gardant un œil sur les indicateurs clés (KPI) de l’entreprise.
Vous attendez un « heureux événement ». Mais quand on dirige une entreprise, il n’est pas toujours simple d’arriver à tout concilier. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux appréhender ce futur changement.
Prendre un congé maternité. Qui oserait le refuser ? D’autant plus que ce n’est pas comme si on vous offrait des vacances. Mais, si une employée peut être remplacée pendant quelques mois, une dirigeante ne peut pas s’éloigner de son entreprise aussi longtemps. Au risque de voir le navire partir à la dérive. D’ailleurs, elles n’y pensent souvent même pas. Au maximum, elles s’arrêteront une, deux, trois, peut-être quatre semaines. Et encore, elles vont se renseigner sur l’évolution des différents dossiers.
Pour se donner les meilleures chances de gérer cette nouvelle vie de maman tout en restant une entrepreneure avertie, nous vous proposons quelques conseils.
Être enceinte est un peu une course contre la montre. Une journée de travail ne sera pas la même à trois mois qu’à sept mois. Autrement dit, ne comptez plus faire des voyages d’affaires avant un bon moment. Oubliez aussi les réunions qui se terminent en milieu de soirée. Il faut apprendre à se préserver.
Concrètement, une chef d’entreprise doit apprendre à hiérarchiser encore plus strictement ses tâches quotidiennes. Au fil des semaines et des mois, tout ce qui ne mérite pas votre attention doit être délégué à des collaborateurs. Si vous ne respectez pas cette hygiène de travail, vous ne tiendrez pas la route. Et, au final, c’est l’entreprise qui en pâtit.
L’entreprise ne sera plus la même après ces neuf mois. Au début, l’entrepreneure travaille avec la joie au ventre. Une énergie qu’elle va devoir cependant apprendre à gérer au fil des semaines. Ce qui va se ressentir dans votre manière de manager vos collaborateurs.
Entre les nausées, les coups de fatigues et autres désagréments liés à cet « heureux événement », vous allez parfois être à la moitié de vos capacités. Aussi est-il important de travailler encore plus en amont. Acceptez de travailler davantage par mail, Skype, Facetime.
Tout le monde ne comprend le statut de femme enceinte. Certaines personnes ne se sentiront pas vraiment à l’aise : « Faut-il que je me comporte autrement ? », « Est-ce que je dois lui en parler ? ». A la dirigeante alors de fixer les règles de conduite.
D’ailleurs, n’hésitez pas à en parler lors des déjeuners. Bien sûr, adaptez votre discours à votre auditoire. Mais, essayez d’inclure –dans les limites du raisonnable – votre aventure. Pourquoi d’ailleurs ne pas faire des parallèles avec des moments clés de la vie de la société : rachat d’une entreprise, création d’un nouveau secteur, etc.
Pour faciliter la conversation, les dirigeantes ont intérêt à mettre le sujet sur le tapis assez tôt.
Ces neuf mois vont bouleverser la routine de l’entreprise et de sa dirigeante. Habituée à virevolter au gré des aventures entrepreneuriales, la dirigeante va devoir se résoudre à déléguer une partie de ses tâches actuelles. C’est dans ces moments qu’elle doit pouvoir compter sur ses associés. Elle doit savoir accepter de rentrer chez elle plus tôt, si ses forces la quittent. C’est mieux pour l’entreprise.
Repoussez les réunions qui ne sont pas indispensables au bien-être de l’entreprise. Toute autre considération est une perte de temps et d’énergie pour l’entrepreneur.
À qui déclarer sa grossesse et quand ?
Il faut envoyer un certificat médical à sa caisse d’assurance maladie (CPAM) avant la fin de la 14ème semaine de grossesse pour déclencher l’ouverture des droits et la prise en charge des examens obligatoires à 100 %.
Quel est le montant des indemnités journalières ?
Le montant dépend de votre revenu d’activité moyen des trois dernières années. Un plafond annuel est fixé par la Sécurité Sociale. Si votre revenu est très faible (inférieur à environ 4 113 €/an), les indemnités sont réduites à 10 %.
Peut-on continuer à gérer ses mails pendant le congé maternité ?
Théoriquement, pour percevoir les indemnités, vous devez cesser toute activité. Dans les faits, une tolérance existe pour les actes de gestion administrative minimale et indispensable, mais il ne faut pas qu’il y ait de prestation de travail réelle.
Quelles solutions si je suis seule dans mon entreprise ?
C’est le cas le plus complexe. Il peut être judicieux de recruter un CDD de remplacement ou de faire appel à un freelance de confiance. Certaines dirigeantes choisissent aussi de mettre l’entreprise « en sommeil » si l’activité le permet.
Le conjoint peut-il aider ?
Oui, le conjoint peut bénéficier d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant (25 jours, ou 32 en cas de naissances multiples), ce qui peut permettre un relais précieux dans la logistique familiale et professionnelle.