📌 Ce qu'il faut retenir :
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Qualification fiscale obligatoire : Toute location de type Airbnb est fiscalement considérée comme une activité de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP). Les revenus générés ne sont pas des revenus fonciers mais des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
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Choix du régime fiscal : Le loueur a le choix entre le régime « Micro-BIC » (abattement forfaitaire de 50 % ou 30 % selon le classement du bien) et le régime « Réel ». Le régime réel est souvent plus avantageux car il permet de déduire l’ensemble des charges et surtout de pratiquer l’amortissement comptable du bien et du mobilier.
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Obligations déclaratives et SIRET : Même pour une activité occasionnelle, l’obtention d’un numéro SIRET via le Guichet Unique est impérative dans les 15 jours suivant le début de la location. Ce numéro permet d’identifier l’activité auprès de l’administration fiscale.
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Seuil des cotisations sociales : Si les recettes annuelles dépassent 23 000 €, le loueur peut être considéré comme loueur professionnel et être assujetti aux cotisations sociales (SSI), sauf en cas de gestion via une agence immobilière sous certaines conditions.
Quels statuts juridiques pour les propriétaires Airbnb ?
La location meublée courte durée (Airbnb & co) peut être exercée à titre personnel ou via une structure juridique. Chaque option a ses conséquences fiscales et comptables.
Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP)
C’est le plus courant. Il s’adresse aux particuliers dont les revenus locatifs (Airbnb, Abritel, Booking, etc.) ne dépassent pas :
- 23 000 €/an ET
- Ne représentent pas l’activité principale du foyer fiscal
Exemple : Si vous louez un studio sur Airbnb qui vous rapporte 18 000 € par an et que vous êtes salarié à temps plein avec un revenu de 24 000€ par an, vous êtes LMNP.
Avantages : fiscalité avantageuse et comptabilité simplifiée.
Le statut de Loueur Meublé Professionnel (LMP)
Pour basculer en LMP, deux conditions :
- Vos recettes > 23 000 € ET
- Vos revenus locatifs > revenus professionnels du foyer
Le passage au statut de loueur en meublé professionnel (LMP) n’entraîne pas, en soi, une fiscalité plus lourde. En revanche, il implique trois changements importants à connaître.
D’une part, l’activité devient soumise aux cotisations sociales via l’URSSAF dès lors que les recettes de location meublée dépassent 23 000 € par an. D’autre part, la fiscalité à la revente évolue : le régime des plus-values professionnelles s’applique et peut permettre, sous conditions, des exonérations. Enfin, le statut de LMP peut ouvrir droit à une exonération d’IFI, là encore sous réserve de respecter certains critères.
Créer une structure dédiée (SCI, SARL, SAS, etc.)
Certaines personnes préfèrent créer une SARL de famille, une SCI, ou encore une SAS pour gérer plusieurs biens ou structurer une activité plus conséquente.
À savoir : une SCI classique n’est pas adaptée à la location meublée, car elle perdrait son régime fiscal civil. Il faut opter pour une SCI à l’IS ou une SARL familiale, en fonction de vos objectifs patrimoniaux.
Conseil de pro : si vous avez plusieurs biens et des revenus réguliers, il peut être judicieux de structurer l’activité. Et là, Ça Compte Pour Moi peut vous aider à choisir la bonne forme juridique selon votre projet et à gérer l’ensemble des obligations derrière. Discret mais efficace.

Les régimes fiscaux applicables aux locations meublées
En France, les revenus tirés de la location meublée longue durée sont considérés comme des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Deux principaux régimes fiscaux s’appliquent :
- Le régime micro-BIC : si vos recettes annuelles n’excèdent pas 77 700 €, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50 % sur vos revenus locatifs. Par exemple, pour 20 000 € de revenus, seuls 10 000 € seront imposables. Toutefois, aucune déduction supplémentaire n’est possible, même si vos charges réelles sont supérieures à cet abattement.
- Le régime réel simplifié : Au-delà de 77 700 € ou sur option, ce régime permet de déduire l’ensemble des charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, amortissements, etc.). Bien que plus complexe, il peut être avantageux si vos charges dépassent l’abattement de 50 % du micro-BIC.
En ce qui concerne la location courte durée (et donc de tourisme), des nouveaux taux sont entrés en vigueur le 1er janvier 2025. Attention, ces taux ne concernent que les locations de meublés de tourisme non classés :
- Le régime micro-BIC : si vos recettes annuelles n’excèdent pas 15 000 €, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 30 % sur vos revenus locatifs.
Obligations déclaratives et démarches administratives
- Immatriculation : Avant de débuter votre activité, il est impératif de déclarer votre statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) auprès du Greffe du Tribunal de Commerce pour obtenir un numéro SIRET.
- Déclarations fiscales : Les revenus doivent être reportés sur le formulaire 2042 C Pro. Selon le régime choisi, des annexes supplémentaires, comme le formulaire 2031 pour le régime réel, seront nécessaires.
- Déclaration de votre meublé de tourisme en mairie : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/R14321
La TVA et la location meublée
En principe, la location meublée est exonérée de TVA. Toutefois, si vous proposez au moins trois des quatre services suivants, vous devenez assujetti à la TVA :
- Petit-déjeuner : Fourniture de repas matinaux aux locataires.
- Nettoyage régulier des locaux* : Entretien pendant le séjour des locataires.
- Fourniture de linge de maison* : Mise à disposition de draps, serviettes, etc.
- Réception de la clientèle : Accueil personnalisé des locataires.
Par exemple, si vous proposez le petit-déjeuner, assurez le ménage quotidien et fournissez le linge de maison, vous devrez appliquer une TVA de 10 % sur vos loyers. Cependant, si vous ne fournissez que le linge et effectuez le ménage sans offrir de petit-déjeuner, la TVA ne s’applique pas.
*En matière de TVA, les prestations de nettoyage et de fourniture de linge sont considérées comme régulières selon la durée du séjour. Pour un séjour de moins d’une semaine, le fait que ces services soient réalisés avant l’arrivée des occupants suffit à caractériser la régularité. En revanche, pour un séjour de plus d’une semaine, ils doivent être effectivement réalisés pendant la période de location pour être considérés comme des prestations régulières.
Taxes et contributions spécifiques
- Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : En tant que loueur en meublé, vous êtes redevable de la CFE, calculée en fonction de la valeur locative de votre bien.
- Taxe de séjour : Selon votre commune, vous devez collecter cette taxe auprès des locataires et la reverser aux autorités locales. Airbnb le fait automatiquement dans certaines villes.
Bonnes pratiques comptables et rôle de l’expert-comptable
- Tenue rigoureuse des comptes : Même en micro-BIC, conservez toutes les pièces justificatives. En régime réel, une comptabilité détaillée est obligatoire
- Accompagnement personnalisé : Faire appel à un expert-comptable, comme Ça Compte Pour Moi, vous assure une gestion optimale et conforme aux réglementations en vigueur.
La gestion comptable et fiscale d’une location Airbnb en France est complexe et en constante évolution. Pour naviguer sereinement dans cet environnement, il est judicieux de s’entourer de professionnels compétents. Ça Compte Pour Moi se positionne comme le partenaire idéal pour vous accompagner, optimiser votre fiscalité et assurer la conformité de votre activité.
FAQ - Questions fréquentes
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Faut-il déclarer ses revenus Airbnb si on loue sa résidence principale ?
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Quelle est la différence entre le régime Micro-BIC et le régime Réel ?
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Le Micro-BIC applique un abattement forfaitaire sur vos recettes, tandis que le régime Réel permet de déduire vos frais réels (travaux, intérêts, assurance) et l’amortissement, ce qui réduit souvent l’impôt à zéro.
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L’amortissement, c’est quoi exactement pour un Airbnb ?
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La taxe de séjour est-elle incluse dans mes revenus imposables ?
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Pourquoi faire appel à un expert-comptable pour de la location courte durée ?
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L’expert-comptable est indispensable pour le passage au régime réel : il établit le bilan, calcule les amortissements complexes et télétransmet la liasse fiscale, vous évitant ainsi des erreurs coûteuses face au fisc.
Cet article a été écrit par
Cheffe de projets communication & marketing
Je rédige des contenus sur la création d’entreprise, la comptabilité et la fiscalité pour aider les entrepreneurs à mieux comprendre leurs obligations… et surtout à prendre les bonnes décisions.
Mon objectif ? Rendre ces sujets clairs, accessibles et vraiment utiles au quotidien. Parce que la gestion d’entreprise ne devrait jamais être un casse-tête. Chaque article est construit avec des experts (comptables, experts-comptables, juristes, gestionnaires de paie) pour te proposer des conseils fiables, concrets et directement applicables à ton activité.