Quelle comptabilité pour les VTC ?
L’étendue des obligations comptables d’une entreprise de VTC varie selon la forme de l’entreprise et son régime fiscal.
L’étendue des obligations comptables d’une entreprise de VTC varie selon la forme de l’entreprise et son régime fiscal.
Le choix du statut juridique : La comptabilité d’un chauffeur VTC dépend directement de la structure choisie. La plupart optent pour la Micro-entreprise (simplicité maximale), l’EURL ou la SASU (déduction des frais réels).
Les obligations en Micro-entreprise :
Tenue d’un livre des recettes (chronologique et non modifiable).
Conservation de toutes les factures d’achat.
Déclaration du chiffre d’affaires (CA) mensuelle ou trimestrielle à l’URSSAF.
Attention : On ne déduit pas ses frais réels (essence, leasing, assurance), on bénéficie d’un abattement forfaitaire de 50 % (Prestation de service commerciale).
Les obligations en Société (EURL/SASU) :
Comptabilité « d’engagement » : bilan, compte de résultat et annexes annuels.
Tenue des journaux comptables (banque, achats, ventes).
Déduction des frais réels : C’est le point fort. Vous déduisez l’amortissement du véhicule, le carburant, l’entretien, les commissions des plateformes (Uber, Bolt) et les assurances spécifiques.
La gestion de la TVA : En dessous de certains seuils, le VTC est en franchise de base (pas de TVA). Au-dessus (ou sur option), il doit collecter la TVA sur ses courses et peut la récupérer sur ses frais (carburant, entretien, mais pas sur l’achat/location d’un véhicule de tourisme 5 places).
La tenue d’une comptabilité est obligatoire si :
Les sociétés commerciales, les EIRL et les entreprises individuelles assujetties au régime du régime réel normal, doivent obligatoirement :
Si vous relevez d’un régime simplifié d’imposition, vous bénéficierez d’allègements comptables. Ainsi, vous pourrez utiliser une comptabilité de trésorerie, bénéficier d’une évaluation simplifiée des stocks et des en-cours, d’une centralisation trimestrielle des écritures comptables et d’une déduction forfaitaire des frais de carburant. Pour une micro-entreprise, la seule obligation comptable est la tenue d’un livre des recettes.
Il n’est pas obligatoire de recourir à un expert-comptable. Toutefois, il est fortement conseillé de faire appel à ce professionnel notamment pour l’établissement de vos comptes annuels. De plus, outre son expertise, seul ce dernier saura vous apporter de précieux conseils.
Puis-je récupérer la TVA sur mon véhicule ?
Non. Pour un véhicule de tourisme (5 places classiques), la TVA sur l’achat ou le loyer (LLD/LOA) n’est pas récupérable. Seuls les véhicules utilitaires ou les dérivés VP (2 places) le permettent, ce qui n’est pas compatible avec l’activité VTC.
Comment comptabiliser les commissions des plateformes ?
C’est une erreur classique : il faut déclarer le montant brut payé par le client (100 %) et non le net reçu après commission. La commission de la plateforme (ex: 25 %) est une charge déductible si vous êtes au régime réel.
L’expert-comptable est-il obligatoire ?
Légalement non, mais fortement conseillé en société pour établir la liasse fiscale et certifier les comptes. En micro-entreprise, il n’est pas nécessaire, mais un logiciel de gestion est recommandé.
Quid de la TVA sur le carburant ?
La TVA sur le Diesel et l’Électrique est récupérable à 100 %. Pour l’Essence (Sans Plomb), la récupération est également de 100 % depuis 2022 pour les véhicules professionnels.
Quelle est la différence de imposition entre SASU et EURL ?
En SASU, le chauffeur est « assimilé-salarié » (protection sociale élevée mais charges chères). En EURL, il est « Travailleur Non-Salarié » (TNS), avec des charges sociales moins élevées (environ 45 % du revenu net contre 75 % en SASU).