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Congé maternité : durée, formalités et indemnisation

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12 mar 2024 (mis à jour le 28 avr. 2026)Temps de lecture : 6 min

Votre salariée attend un bébé ? Ici on récapitule toutes vos obligations en tant qu’employeur. Durée du congé maternité, indemnisation, formalités : nous faisons le point sur l’arrêt maternité.

Congé maternité : durée, formalités et indemnisation
12 mar 2024 (mis à jour le 28 avr. 2026)Temps de lecture : 6 min
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📌 Ce qu'il faut retenir :
  • Le congé maternité est un droit ouvert à toute salariée enceinte, sans condition d’ancienneté et quel que soit le type de contrat de travail (CDI ou CDD).

  • Il se compose de deux périodes : un congé prénatal avant l’accouchement et un congé postnatal après l’accouchement. Pendant cette période, le contrat de travail est suspendu, mais le congé reste assimilé à du temps de travail effectif pour l’ancienneté, la retraite et les congés payés.

  • La durée du congé maternité varie selon la situation familiale : 16 semaines pour un premier ou deuxième enfant, 26 semaines à partir du troisième, 34 semaines pour des jumeaux et 46 semaines pour des triplés ou plus.

  • La salariée peut percevoir des indemnités journalières de la Sécurité sociale si elle remplit certaines conditions d’affiliation, d’arrêt d’activité et de durée de travail ou de cotisations.

  • La future mère doit effectuer une déclaration de grossesse avant la 14e semaine et informer son employeur en précisant les dates du congé maternité, tandis que l’employeur doit transmettre une attestation de salaire à la CPAM.

  • À l’issue du congé maternité, la salariée retrouve son poste avec une rémunération identique et bénéficie d’une visite médicale de reprise dans les 8 jours suivant son retour.

Congé maternité : obligations

Toute salariée bénéficie obligatoirement d’un congé maternité dès lors qu’elle est enceinte et ce, quel que soit son ancienneté ou la nature de son contrat (CDI, CDD). Ce congé maternité s’articule en deux phases : le congé prénatal en amont de l’accouchement, et le congé postnatal, qui intervient après l’accouchement.

Bon à savoir : bien que le congé suspende le contrat de travail, vous assimilez cette période à du temps de travail effectif. Elle compte donc pour le calcul de l’ancienneté, les droits à la retraite et l’acquisition des congés payés de votre salariée.

Date congé maternité : combien de temps dure un arrêt maternité ?

Le code du travail fixe la durée légale du congé maternité. Selon le nombre d’enfants attendus et le nombre d’enfants déjà à charge, vous déterminez la durée de l’arrêt maternité de la façon suivante :

  • 16 semaines s’il s’agit de son premier ou second enfant. Soit 6 semaines de congé prénatal et 10 semaines de congé postnatal.
  • 26 semaines si la salariée attend un enfant et qu’elle a déjà 2 enfants ou plus. Soit 8 semaines de congé prénatal et 18 semaines de congé postnatal.
  • 34 semaines si elle attend simultanément deux enfants. Soit 12 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal.
  • 46 semaines si la salariée attend simultanément 3 enfants ou plus. Soit 24 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal.

Toutefois, notez que votre convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables pour la salariée.

Bon à savoir : une salariée peut renoncer partiellement à son congé maternité si elle le souhaite mais il est impossible d’y renoncer totalement. En effet, une période stricte de huit semaines (dont 6 semaines après l’accouchement) doit être observée.

Arrêt maternité : quelle indemnisation pour la salariée ?

En congé maternité, une salariée peut bénéficier d’indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Toutefois, pour être indemnisée, la salariée doit obligatoirement :

  • Être affiliée à la sécurité sociale depuis au moins 10 mois à la date présumée de l’accouchement ;
  • Cesser son activité professionnelle pendant au moins 8 semaines ;
  • Avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l’arrêt. Ou avoir cotisé, au cours des 6 mois civils précédant l’arrêt, sur la base d’une rémunération au moins égale à 1 015 fois le montant du smic horaire fixé au début de cette période.

Si elle respecte ces trois conditions, la salariée pourra bénéficier d’indemnités journalières. Elles sont calculées sur la base des trois derniers salaires bruts qui précèdent le congé. Soit sans excéder le plafond mensuel de la sécurité sociale en vigueur lors du dernier jour du mois précédant l’arrêt. Au 1er janvier 2024, le montant maximum des indemnités journalières versé est de 100,36 € par jour (avant déduction des 21% de charges CSG et CRDS).

Notez que la convention collective peut prévoir des conditions plus favorables pouvant aller jusqu’au maintien total du salaire.

Quelles formalités pour la salariée et l’employeur ?

La déclaration de grossesse doit être faite par la future maman avant sa 14ème semaine de grossesse. Elle se fait auprès de son organisme d’assurance maladie et à sa caisse d’allocation familiale (CAF). La salariée enceinte doit également prévenir son employeur. Pour cela, elle doit procéder à l’envoi d’une lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé. Le motif et les dates de début et de fin du congé maternité doivent y être indiqués et une attestation médicale fournie. Notez qu’il n’existe pas de délai pour prévenir son employeur pourvu que la date intervienne avant le premier jour du congé maternité.

De son côté, l’employeur a l’obligation légale d’établir une attestation de salaire dès le début du congé maternité de sa salariée et de la faire parvenir à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). En effet, ce document sert de base au calcul des droits de l’assurée aux indemnités journalières.

Bon à savoir : si l’état de santé de votre salariée le nécessite, un médecin peut accorder un congé pathologique supplémentaire de 14 jours maximum avant le début officiel du congé maternité.

Autorisation d’absence pendant la grossesse

Votre salariée enceinte peut s’absenter de son poste de travail, dans le but de se rendre à ses examens médicaux obligatoires avant la grossesse et suite à l’accouchement. Afin de pouvoir bénéficier de ces autorisations d’absence, la salariée doit avoir justifié son état médical de grossesse à son employeur et devra lui fournir les justificatifs liés aux examens médicaux.

Les absences sont considérées comme du temps de travail effectif et sont être traitées comme des absences rémunérées.

Bon à savoir : notez que votre convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables pour la salariée.

À la suite du congé maternité

À l’issu du congé maternité, la salariée doit reprendre son poste de travail avec les même conditions qu’auparavant et la même rémunération.

Bon à savoir : vous devez organiser une visite médicale de reprise dans les 8 jours suivant le retour de votre salariée. Planifiez-la durant les heures de travail et rémunérez-la comme du temps de travail effectif.

Bon à savoir :

Pour une salariée, ayant au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise. Elle peut bénéficier d’un congé parental d’éducation à la suite de sa grossesse. Pour cela, deux modalités existent :

  • Le congé total : vous suspendez la rémunération de votre salariée pendant toute la durée de son absence.

  • Le travail à temps partiel : vous rémunérez votre salariée au prorata des heures qu’elle effectue réellement.

La durée du congé (pour 1 enfant) ne peut excéder 3 ans, renouvellements inclus.

 

Si votre salariée attend un bébé et va bientôt partir en congé maternité, n’attendez plus pour réaliser les démarches administratives. Faites vous accompagner par un expert.

 

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FAQ - Questions fréquentes sur Calculer le temps de travail de ses salariés

  • Qui a droit au congé maternité ?
    • Toute salariée enceinte bénéficie d’un congé maternité, sans condition d’ancienneté et quelle que soit la nature de son contrat de travail.
  • Combien de temps dure un congé maternité ?
    • La durée légale dépend du nombre d’enfants attendus et du nombre d’enfants déjà à charge : 16 semaines pour un premier ou deuxième enfant, 26 semaines à partir du troisième, 34 semaines pour des jumeaux et 46 semaines pour des triplés ou plus.
  • Le congé maternité est-il obligatoire ?
    • Oui, au moins en partie. La salariée peut renoncer partiellement à son congé maternité, mais pas totalement, car une période minimale de 8 semaines doit obligatoirement être respectée, dont 6 semaines après l’accouchement.
  • Comment est indemnisé le congé maternité ?
    • Le congé maternité peut donner lieu au versement d’indemnités journalières par la Sécurité sociale, sous réserve de remplir les conditions d’affiliation, d’arrêt d’activité et de durée de travail ou de cotisations prévues.
  • Quelles formalités doit accomplir la salariée enceinte ?
    • La salariée doit déclarer sa grossesse avant la 14e semaine auprès de l’assurance maladie et de la CAF, puis informer son employeur des dates de son congé maternité avec un justificatif médical.
  • Quelles obligations pour l’employeur pendant le congé maternité ?
    • L’employeur doit établir une attestation de salaire dès le début du congé maternité et l’adresser à la CPAM pour permettre le calcul des indemnités journalières de la salariée.
  • Que se passe-t-il au retour du congé maternité ?
    • À son retour, la salariée doit retrouver son poste avec les mêmes conditions de travail et la même rémunération. Une visite médicale de reprise doit en plus être organisée dans les 8 jours suivant la reprise.
L'équipe Ça Compte Pour Moi
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