📌 Ce qu'il faut retenir :
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La Suspension (2026-2028) : Pour les personnes nées entre 1964 et 1968, le relèvement de l’âge est temporairement gelé. Par exemple, si vous êtes né en 1964, votre âge légal redescend à 62 ans et 9 mois (au lieu de 63 ans initialement prévus).
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L’âge cible : Pour les générations nées en 1969 et après, l’objectif de 64 ans reste la norme, sauf nouvelle évolution législative.
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La durée de cotisation : Elle est également ajustée durant cette suspension. Pour le taux plein, il faudra 170 trimestres (né en 1964) ou 171 trimestres (né en 1965).
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Le cumul emploi-retraite : De nouvelles règles plus strictes entrent en vigueur pour limiter les effets d’aubaine avant 67 ans, avec un plafonnement des revenus cumulés (seuil autour de 7 000 €/an envisagé).
Pourquoi ?
À l’heure actuelle, le système de retraite français repose sur le système de répartition. C’est-à-dire, le régime selon lequel les travailleurs financent les caisses de retraite via les cotisations sociales prélevées sur leur salaire. Ces sommes récoltées servent à payer les pensions des retraités.
Notre système de retraite par répartition connait des difficultés de financement. En effet, le nombre de retraité augmente plus vite que le nombre de cotisant, ce qui crée un déséquilibre. Ainsi les actifs travailleront plus longtemps afin de cotiser plus.
La réforme des retraites est entrée en vigueur le 1er septembre 2023.
Les 7 points clés de la réforme des retraites :
1. L’âge légal de départ à la retraite est reculé de 3 mois par an pour passer à 64 ans à partir de 2030, contre 62 ans en 2022.
Pour ceux qui ont déjà cotisé pendant 43 ans (172 trimestres), l’âge reste inchangé.
2. La durée des cotisations est reculée de 3 mois par an et passera à 43 ans dès 2027. Pour avoir une retraite à taux plein, vous devez avoir cotisé le nombre de trimestres d’assurance retraite exigé selon votre année de naissance. Par exemple :

3. Le dispositif de carrière longue propose un départ à la retraite possible dès 58 ans, à condition d’avoir débuté sa carrière à 16 ans.
4. La pension minimale pour les retraités liquidant une pension à taux plein est revalorisée à 1200 euros net par mois minimum (soit l’équivalent d’au moins 85% du SMIC net).
5. La prise en compte de la pénibilité sera améliorée avec un suivi médical renforcé ; la possibilité d’un départ anticipé à 62 ans ; la création d’un fonds d’investissement d’un milliard d’euros pour la prévention de l’usure professionnelle.
6. La majorité des régimes spéciaux seront supprimés. L’affiliation au régime général sera proposée aux nouveaux embauchés (après le 1er septembre 2023). Les travailleurs actuellement en poste ne sont pas concernés. Les professions libérales conservent leur régime spécial pour l’instant.
7. Un index public sera mis en place pour améliorer les emplois et la proportion des seniors dans les entreprises.
Quelles conséquences a la réforme pour les indépendants, freelances et professionnels libéraux ?
Actuellement, les indépendants cotisent à la CNAV (Caisse d’assurance vieillesse) pour leur pension de base et à l’Agirc-Arrco pour leur retraite complémentaire.
Depuis le 1er septembre 2023, le gouvernement a acté la suppression de la majorité des régimes spéciaux, dont le régime des indépendants. Ce qui signifie que les nouveaux travailleurs non-salariés devront s’aligner sur les règles des salariés en s’affiliant au régime général au titre de la retraite. En revanche, les régimes spécifiques de retraite, les régimes autonomes des professions libérales et les régimes agricoles restent en l’état pour l’instant.
Le gouvernement souhaite également que les travailleurs indépendants bénéficient d’un régime de cotisations adapté. Il s’engage d’ici le projet de loi de financement de la sécurité sociale, à réformer l’assiette sociale des indépendants, simplifier le calcul et renforcer les droits à la retraite notamment des plus modestes.
FAQ - Questions fréquentes
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Je suis né en 1964, quand puis-je partir ?
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Qu’est-ce que le « Nouveau Congé de Naissance » ?
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Lancé en 2026, ce congé d’un à deux mois pour les parents est mieux indemnisé et, surtout, il est désormais comptabilisé pour la retraite (périodes assimilées).
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Les carrières longues sont-elles toujours protégées ?
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Oui, le dispositif est même assoupli durant la suspension. De plus, à partir de septembre 2026, jusqu’à deux trimestres liés aux enfants (maternité/éducation) peuvent être pris en compte pour justifier d’un départ anticipé « carrière longue ».
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Le minimum contributif (1 200 €) est-il maintenu ?
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Quel impact pour les travailleurs indépendants ?
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