📌 Ce qu'il faut retenir :
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Le Guichet Unique (INPI) : Depuis 2023, c’est l’étape incontournable. Toutes les formalités de création (immatriculation, modifications, cessation) passent exclusivement par cette plateforme numérique.
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Choix du statut juridique : Étape cruciale qui détermine votre responsabilité (limitée ou non), votre régime fiscal (IS ou IR) et votre protection sociale (TNS ou assimilé-salarié).
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Rédaction des statuts : Indispensable pour les sociétés (SAS, SARL). Ils fixent les règles de fonctionnement, la répartition du capital et les pouvoirs des dirigeants.
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Dépôt du capital social : Les apports en numéraire doivent être déposés sur un compte bloqué (banque, notaire) pour obtenir l’attestation de dépôt, pièce jointe obligatoire au dossier.
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Publication de l’annonce légale : Une formalité de publicité obligatoire dans un support habilité (SHAL) pour informer les tiers de la création de la société.
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Le Registre des Bénéficiaires Effectifs (RBE) : Obligation d’identifier les personnes physiques détenant plus de 25 % du capital ou des droits de vote.
Étape 1 : le choix du statut juridique
Il est essentiel de bien suivre les différentes étapes de création d’une entreprise pour mener son projet à termes. Lors de ce processus, il convient de choisir la forme juridique la plus adaptée pour exercer son activité. Plusieurs paramètres à prendre en compte pour choisir la « bonne » forme juridique :
Étape 2 : la constitution du dossier juridique
Une fois le statut de votre future société choisit, il vous faudra procéder à la constitution du dossier juridique (rédaction des statuts, CERFA M0, CERFA TNS, état des actes, nomination de la gérance, nomination de la présidence, listes des souscripteurs, etc.).
Étape 3 : déposer son capital social
Pour rappel, le capital social peut être composé de différents apports : en nature, en numéraire ou en industrie. Si votre capital social est constitué d’apports en numéraire, vous devrez déposer ces fonds auprès d’une banque ; à charge pour elle de vous fournir une attestation de dépôt des fonds, que vous devrez joindre à votre dossier juridique lors du dépôt au greffe du tribunal de commerce.
Attention, si votre capital est composé d’apports en nature, il se peut que vous ayez l’obligation de faire appel à un commissaire aux apports. Pour en savoir plus à ce sujet : nommer un commissaire aux apports.
Étape 4 : faire publier l’annonce légale
L’annonce légale est obligatoire dans votre dossier de constitution. Il s’agit de purger le « droit des tiers », c’est-à-dire de porter publiquement l’information de la constitution de votre société, auprès d’un journal habilité. Les tarifs de publications sont variables en fonction de la forme de la société et en fonction du département.
Étape 5 : immatriculer votre société
Dernière étape de création à proprement parlé, l’immatriculation de la société consiste à faire exister juridiquement votre entreprise auprès des différents organismes et administrations concernés. Votre dossier devra ainsi contenir :
- Les statuts signés ;
- Pv de nomination de gérance ;
- État des actes accomplis pour le compte de la société en formation ;
- Attestation de parution de l’annonce légale ;
- L’attestation de non condamnation du gérant ;
- Justificatifs concernant la domiciliation de la société (bail commercial, justificatif d’adresse, contrat de domiciliation commercial) ;
- Et la copie de la pièce d’identité du gérant ;
- Ainsi que le paiement des frais de greffe.
Etape 6 : démarrer son activité !
Nous arrivons à la fin du processus des différentes étapes de création d’une entreprise. Après réception de l’extrait kbis de votre société, seul document officiel pouvant attester de l’existence légale et juridique d’une société, vous devrez ouvrir le compte professionnel de votre société et faire débloquer le capital social qui sera versé sur ce compte par la banque. Pour en savoir plus à ce sujet : compte bancaire professionnel : obligatoire ou pas ?
Une fois ces étapes effectuées, vous pourrez démarrer de manière concrète votre activité ! Attention, toutefois, vous devrez par la suite vous organiser. En effet, un certain nombre d’échéances fiscales vous attendent notamment. Afin de rester concentrer sur votre activité, nous vous conseillons de déléguer la gestion comptable et fiscale de votre entreprise à un expert-comptable inscrit à l’ordre des experts-comptables. Cela vous donnera l’assurance de prestations de qualité.
Pour aller plus loin : les outils indispensables pour bien gérer son entreprise
Créer son entreprise est une chose, la gérer efficacement en est une autre. Pour vous accompagner au quotidien, plusieurs outils peuvent vous simplifier la vie :
- Gérer ses finances avec une banque adaptée : Une solution comme Shine permet de gérer facilement ses transactions professionnelles et d’accéder à des services bancaires pensés pour les indépendants et entrepreneurs.
- Optimiser son suivi commercial : Un bon outil de gestion de la relation client (CRM) comme Sellsy vous aide à organiser vos prospects et clients, à structurer vos ventes et à automatiser certaines tâches administratives.
- Faciliter sa facturation : Choisir un logiciel adapté est essentiel. Evoliz et OBAT (spécifiquement conçu pour le secteur du BTP) offrent des solutions performantes pour automatiser l’édition et le suivi des factures.
En intégrant ces outils dès le départ, vous mettez toutes les chances de votre côté pour structurer et pérenniser votre activité !

FAQ - Questions fréquentes sur Respecter les formalités de création d'entreprise
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Combien de temps faut-il pour obtenir son Kbis en 2026 ?
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Une fois le dossier validé sur le Guichet Unique, le délai moyen est de 3 à 7 jours ouvrés. Ce document est la « carte d’identité » de votre entreprise, indispensable pour débloquer le capital et signer des contrats.
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Peut-on domicilier son entreprise chez soi ?
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Qu’est-ce que l’ACRE en 2026 ?
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Le business plan est-il obligatoire pour l’immatriculation ?
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Faut-il un compte bancaire pro pour une micro-entreprise ?
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Seulement si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives. Pour les sociétés (EURL, SASU, etc.), un compte avec dépôt de capital est obligatoire dès le départ.
Cet article a été écrit par
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